Une erreur est survenue

Une erreur est survenue

Vous êtes ici : Recherche / Conventions de recherche dédiée / Médecine nucléaire et radioprotection

Médecine nucléaire et radioprotection

 

La convention de recherche soutenue par l’Association Vinçotte Nuclear (AVN) à raison d'un don de 130.000 € porte sur la radiosensibilité cellulaire, l’imagerie du trafic cellulaire et le risque individuel de pathologies radio-induites.

Directeurs du programme de recherche: Bernard CORVILAIN et Serge GOLDMAN.

Groupe hospitalier de recherche: Dominique EGRISE, Félicie SHERER, Didier BLOCKLET, Chiraz GHADDHAB, Vincent DETOURS et Françoise MIOT.

Il existe une variabilité de la sensibilité des cellules aux effets des radiations en fonction des tissus et probablement aussi des individus. La variabilité suivant les tissus indique que des processus cellulaires, plus ou moins actifs dans chaque tissu, interviennent soit dans la toxicité de l'irradiation, soit dans la protection des cellules contre celle-ci. Démontrer l'existence d'une variabilité interindividuelle dans la radiosensibilité permettrait de définir les facteurs génétiques qui probablement interviennent dans la réponse cellulaire à l'irradiation.

Le projet vise donc à explorer les mécanismes cellulaires impliqués dans la radiosensibilité. Il a deux objectifs principaux : 

  • Étudier les différences individuelles de radiosensibilité et rechercher les liens avec les cancers radio-induits
  • Étudier la radiosensibilité cellulaire afin d'améliorer les techniques de marquage destinées à l'imagerie de la circulation cellulaire.

Le projet comprend trois parties :

  1. Chez l'homme, nous étudierons les différences de sensibilité interindividuelle à l’irradiation. Pour analyser cela, nous étudierons les effets de l’irradiation sur des lymphocytes sanguins (globules blancs) provenant de sujets volontaires sains. Nous étudierons les dégâts à l’ADN provoqués par l’irradiation, mais aussi les réponses biologiques des lymphocytes. Cette phase du travail permettra d'établir le degré de variabilité interindividuelle. Si les lymphocytes de certains sujets s’avèrent plus sensibles que d’autres, nous étudierons ensuite si cette sensibilité accrue peut favoriser l’émergence d’un cancer radio-induit. Un des moyens qui pourra être utilisé sera la comparaison de la radiosensibilité des lymphocytes entre les sujets ukrainiens ayant développé un cancer thyroïdien après la catastrophe de Tchernobyl et les sujets n’ayant pas développé de cancer bien qu'ils aient été exposés à une irradiation similaire.
  2. Les dégâts à l’ADN provoqués par l’irradiation sont induits par la génération de radicaux libres (stress oxydatif). Nous étudierons les effets de l'irradiation dans deux modèles de souris transgéniques pour un gène impliqué dans les mécanismes de protection contre le stress oxydatif, HMOX, codant pour la Heme-oxygenase-1. Le premier modèle de souris est incapable de produire l'enzyme protecteur; le deuxième modèle, en revanche, le produit en quantité plus élevée que les souris normales. La comparaison des résultats obtenus dans ces deux modèles avec ceux obtenus chez des souris contrôles devrait permettre de mieux évaluer le rôle du stress oxydatif dans les lésions radio-induites.
  3. Le marquage cellulaire par une molécule radioactive en vue d'une imagerie ne doit pas interférer avec son métabolisme. Certains types cellulaires sont très radiosensibles, d'autres beaucoup moins. Nous étudierons les mécanismes liés à ces différences et dans quelle mesure une modulation de l'état d'oxydation de la cellule modifie sa sensibilité à l'irradiation. Les résultats obtenus nous permettront à terme d'optimaliser nos techniques de marquage cellulaire. Ces techniques sont destinées à permettre une imagerie des cellules utilisées à des fins thérapeutiques, soit dans le but de régénérer des tissus lésés, soit pour favoriser la destruction de cellules cancéreuses.