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Découverte d'un gène impliqué dans la dépendance aux drogues

Un groupe de chercheurs du Laboratoire de Neurophysiologie de l'Université libre de Bruxelles dans lequel le Docteur Julian Cheron, neurologue soutenu par le Fonds Erasme et par le FNRS, travaille également, vient de mettre en évidence le rôle majeur du gène Maged1 dans la dépendance aux drogues.

 

Publiées dans EMBO Reports, ces découvertes laissent entrevoir des possibilités plus ciblées et efficaces pour traiter la dépendance aux drogues.

 

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Maged1, c’est le nom du gène qui joue un rôle majeur dans la dépendance aux drogues, une maladie neuropsychiatrique chronique qui touche 15,5 millions de personnes en Europe pour un coût de 65,7 milliards d’euros par an.

Autant dire que l'on accueille avec intérêt toute avancée - y compris, comme c'est le cas ici, au stade des souris qui ont avec l'Homme 99 % de gènes homologues, c'est-à-dire identiques ou proches - permettant d’améliorer les thérapies qui visent à traiter ces dépendances. Et d’autant que les scientifiques tentent encore et toujours de déterminer précisément les mécanismes par lesquels les drogues agissent sur le cerveau.

C’est d’ailleurs dans ce contexte que les chercheurs belges, en l’occurrence Alban de Kerchove d’Exaerde et son équipe du Laboratoire de neurophysiologie (Faculté de médecine de l’ULB, membre de l’ULB Neuroscience Institute, UNI), viennent de mettre en évidence l’implication du gène en question, baptisé Maged1. Ces travaux - réalisés avec l’aide d’autres équipes européennes - qui viennent d’être publiés dans EMBO Reports, devraient ouvrir la voie à de nouveaux traitements de la dépendance aux drogues.

Que sait-on de ce qui se passe dans le cerveau au niveau des drogues ?

“Toutes les drogues à assuétudes ont en commun de provoquer une augmentation artificielle de la libération d’un neurotransmetteur appelé la dopamine, explique le chercheur. Cet effet se retrouve de la mouche à l’homme. Cette libération de dopamine a lieu dans une région du cerveau nommée le striatum ventral, ou Nucleus Accumbens, qui est directement impliquée dans les processus de récompense et de renforcement. Cet excès de dopamine induit des changements à long terme dans le cerveau, pouvant conduire à l’addiction.”

En quoi dés lors consiste la découverte ?

Dans leurs travaux, ces chercheurs ont démontré in vivo, à l’aide de modèles de souris transgéniques, que l’inactivation du gène Maged1 rendait les souris totalement insensibles aux différents effets de la cocaïne. “La libération de dopamine due à la prise de cocaïne était également fortement diminuée, notent encore les auteurs de l’étude. Par ailleurs, les souris testées ne présentaient aucune réaction ou comportement addictif, habituellement observés après l’administration de cocaïne”.

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